Textes des organisations politiques
Suivre le flux RSS des articles de cette rubriqueL'appel de la LCR
par sancho, le 1 Avril 2008 à 16:38Appel du congrès de la LCR...
Adresse du congrès national de la LCR pour un nouveau parti anticapitaliste.
Voté par une très large majorité du congrès national, cet appel marque le début concret du processus constituant du nouveau parti anticapitaliste que la LCR appelle de ses voeux. Dans les jours qui viennent, partout sur le territoire, les sections de la LCR vont le mettre en oeuvre. Si vous aussi voulez prendre parti, prenez contact avec les fédération ou section de la LCR ou envoyez un mail à : contactlcr@lcr-rouge.org
Le 6 mai 2007, l’échec de la gauche gouvernementale a laissé le champ libre à la droite la plus réactionnaire incarnée par Sarkozy, l’ami des patrons et des milliardaires. La guerre sociale qu’ils mènent, c’est la violence quotidienne et la répression. Elle s’inscrit dans la mondialisation capitaliste qui voudrait dresser les travailleuses et travailleurs du monde entier les uns contre les autres pour mieux les exploiter. La folle course au profit dans laquelle sont engagés les maîtres du monde menace notre survie même, en pillant et détruisant la planète. Ce système produit régulièrement des crises et ce sont toujours les peuples qui payent la facture. Aux guerres sociales et écologiques s’ajoutent les guerres impérialistes.
La politique de la gauche gouvernementale est impuissante parce qu’elle accepte la logique du profit, de la concurrence et la remise en cause des services publics. Pour mener son offensive en rafale contre la majorité de la population, Sarkozy a le pouvoir, les patrons ont le MEDEF. Et nous, qu’avons-nous d’efficace pour porter les aspirations populaires sur le terrain politique ? Qu’avons-nous pour construire les mobilisations capables d’imposer un autre partage des richesses ?
Il y a urgence à reprendre l’offensive. Ces dernières années s’expriment le mécontentement, la révolte, une nouvelle volonté de résister. L’espoir vient des grandes mobilisations, luttes des salarié-es, de la jeunesse scolarisée ou des quartiers populaires, luttes des “ sans ”… Mais elles restent trop souvent infructueuses, quand un syndicalisme d’accompagnement prend le pas sur un syndicalisme lutte de classe et de transformation sociale.
Il manque cruellement un outil qui aide à la convergence des luttes en un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le pouvoir et de changer le rapport de force. L’espoir a aussi besoin d’imaginer qu’un autre monde est possible. Nous sommes nombreuses et nombreux à vouloir cet outil : un parti utile aux mobilisations d’aujourd’hui. Un parti pour préparer un changement radical, révolutionnaire de la société c’est-à-dire la fin du capitalisme, de la propriété privée des principaux moyens de production, du pillage de la planète et de la destruction de la nature.
Nous voulons une société capable de satisfaire les besoins sociaux, débarrassée de toutes les formes d’exploitation et d’oppressions de classe, de genre, d’âge, d’origine. Une société où la démocratie ne s’arrête pas au droit de vote et permette à toutes et tous de décider.
Le congrès national de la LCR s’adresse à toutes celles et tous ceux, individus, équipes militantes, courants politiques, qui veulent se regrouper dans un cadre politique organisé, militant, national et démocratique, un parti tissant des liens internationaux avec les forces qui défendent une telle perspective.
Nous nous adressons
aux femmes et aux hommes de toutes origines, avec ou sans papiers qui pensent que leurs vies valent plus que les profits ;
à la jeunesse qui répond « résistance ! » quand on cherche à précariser son avenir ;
aux militant-es associatifs, syndicalistes, qui agissent au quotidien dans leurs quartiers ou entreprises ;
aux militantes et militants socialistes, antilibéraux, communistes, verts qui n’acceptent plus les recentrages, les reniements et les demi-mesures ;
aux militant-es anticapitalistes, révolutionnaires, à toutes les organisations et courants politiques nationaux ou locaux, qui pensent qu’il est temps de se rassembler par delà les divisions anciennes ;
et surtout à celles et ceux qui jusque là n’ont pas trouvé de parti leur donnant suffisamment envie de s’engager…Donnons-nous un parti qui s’approprie l’expérience des luttes d’hier et d’aujourd’hui, ouvrières, altermondialistes, internationalistes, écologistes, féministes, antiracistes. Un parti luttant contre l’exploitation, contre toutes les oppressions, les discriminations et pour l’émancipation humaine, individuelle et collective. Construisons un parti internationaliste qui refuse la politique de pillage des pays du Sud et la logique guerrière de la France, de l’Union Européenne et des Etats-Unis. Un parti indépendant, qui à l’inverse notamment du Parti Socialiste, refuse de cogérer ce système. Un parti en rupture avec le capitalisme et les institutions de la classe dominante. Un parti démocratique dont le projet permette à la population elle-même de diriger ses mobilisations pour demain être en mesure de diriger la marche de la société et de l’économie. Donnons-nous un parti pour inventer le socialisme du XXIe siècle.
Par cette adresse, nous voulons initier sans délai un processus constituant qui aboutisse à la fondation d’un nouveau parti anticapitaliste.
Dans les entreprises, sur les lieux de travail et d’étude, les quartiers, à tous les échelons, local, régional, national, l’heure est maintenant à nous organiser ensemble dans des comités d’initiative pour prendre en main la construction de cet outil collectif. Ces comités auront à se fédérer à tous les niveaux par ville, par département, par secteur, nationalement. Ils auront à prendre en charge tant leurs activités et interventions politiques que les discussions et initiatives visant à créer une réelle dynamique collective.
A partir des premiers bilans, forums locaux et rencontres nationales permettront d’élaborer un mode de fonctionnement démocratique, respectant la diversité des opinions et des parcours, d’ouvrir les travaux préparatoires au congrès de fondation du nouveau parti.
Ce parti appartiendra à toutes celles et ceux qui s’y engageront. C’est maintenant à celles et ceux qui veulent « prendre parti » de décider ensemble, de construire ensemble !
Le courrier de l'étincelle (Fraction de LO) à LO et LCR
par sancho, le 1 Avril 2008 à 16:42Lettre ouverte à Lutte ouvrière et la Ligue communiste révolutionnaire
13 octobre 2007
Chers camarades,
La ligue communiste révolutionnaire propose de créer un nouveau parti à l’extrême gauche ? La Fraction répond « chiche ». A certaines conditions, évidemment, nous serions partie prenante. Et nous proposons à notre organisation Lutte Ouvrière de faire la même réponse.
Bien entendu cela ne signifie pas que nous sommes absolument certains qu’un tel parti peut voir le jour, même à l’échéance de fin 2008 que se fixe la LCR.
Mais nous sommes partants pour explorer avec LO, la LCR et éventuellement d’autres les opportunités que la situation politique et sociale nous offre de franchir un pas dans cette direction. Notre organisation a dit souhaiter la réussite de la LCR. Ce doit être le vœu de tous les militants et groupes révolutionnaires, quelles que soient leurs divergences politiques, tactiques ou organisationnelles actuelles, du moins si c’est bien un parti ouvertement révolutionnaire que la LCR entend construire, et pas seulement anticapitaliste, écologiste, altermondialiste… ce qui reste ambigu et flou sur la question du réformisme. Ce point est encore en débat dans ses rangs et ne sera officiellement tranché que dans trois ou quatre mois lors de son prochain congrès. C’est une raison supplémentaire de ne pas se contenter d’être attentifs, même d’une attention bienveillante à ses efforts. Pour tirer, le moment venu, une honnête conclusion sur la faisabilité ou non de ce qui nous est proposé, il faut être partie prenante et engagée de la tentative.
Les révolutionnaires ont recueilli depuis 12 ans aux élections présidentielles, les plus politisées des élections dans ce pays, celles auxquelles participe le plus grand nombre d’électeurs, plus de 5 % des voix sur les candidatures d’Arlette Laguiller et Olivier Besancenot, combinées ou non. A peu près autant aux élections européennes ou régionales lorsque la LCR et LO se sont présentées en commun. Cela signifie qu’une fraction non négligeable de l’opinion populaire attend quelque chose du courant révolutionnaire. Cela dit, la situation ne présente certainement pas que des facteurs favorables. Et cette réussite électorale ne signifie pas, nous le savons tous, un afflux automatique d’adhérents ou de militants assez important pour faire passer nos organisations actuelles, ou l’une d’entre elles, à un niveau qualitativement supérieur, ne serait-ce qu’en nombre de membres pour ne pas parler en qualification politique.
En l’absence de luttes sociales majeures, ce niveau supérieur ne pourrait être atteint qu’au travers du regroupement des organisations révolutionnaires existantes dont le nombre de militants, aussi restreint soit-il, est sans aucun doute nettement supérieur à celui des nouveaux adhérents amenés par nos succès électoraux, y compris le dernier en date, celui de la LCR ce printemps dernier. Les chiffres évoqués par vous-mêmes, camarades de la LCR, qu’on ne peut donc soupçonner d’être minimisés, en témoignent : sans discuter même la qualité et la longévité de ces nouvelles adhésions, LO et la LCR organisent déjà chacune, dans et autour d’elle, un nombre de militants plus important.
Certes l’unité des révolutionnaires n’est elle-même possible qu’à la condition qu’elle entraîne assez de nouveaux venus pour qu’ils puissent être le garant et le ciment de cette unité tout en portant le mouvement révolutionnaire à un niveau supérieur. C’est un des éléments, même si ce n’est pas le seul, qui a manqué aux précédentes tentatives de rapprochement LO-LCR (ou d’autres différentes combinaisons d’organisations). De ces échecs passés est né un sentiment de scepticisme dans nos deux organisations et amène aujourd’hui la LCR à déclarer la plus grande méfiance devant toute idée de fusion « par le haut ». Mais est-il vraisemblable d’envisager la construction d’un parti qui ne pourra se faire s’il n’y a un regroupement des militants existants, sans que le processus comprenne aussi, même si ce n’est pas seulement, le rapprochement voulu, discuté et décidé des organisations existantes ? La crainte compréhensible de ne pas renouveler les expériences infructueuses du passé ne pourrait-elle pas cacher le retour des vieilles attitudes, qui parfois furent à tour de rôle celles de nos deux organisations, triomphalisme qui invite à tirer la couverture à soi seul d’une part, simple attente des jours meilleurs de l’autre ?
Et ce n’est pas être d’un optimisme béat que penser en effet que certaines des circonstances actuelles, en particulier le discrédit de la gauche, permettent aujourd’hui d’espérer que la volonté réelle, annoncée et affichée, de tenter ensemble d’explorer les possibilités de construire une organisation révolutionnaire plus large, plus unie et plus efficace amènerait aux révolutionnaires ces troupes fraîches dont ils ont besoin. En tout cas c’est un pari qu’on peut faire alors que la gauche est en ruine organisationnellement et surtout politiquement, est même un repoussoir pour beaucoup dont une partie de la jeunesse. Mais ceux-là ne se tourneront vraiment et décidément vers les révolutionnaires que si ceux-ci apparaissent au contraire offrir des perspectives différentes et plus attractives, non seulement politiques mais organisationnelles. Ce n’est pas la première fois que la gauche gouvernementale est en miettes en France. Pas la peine de remonter au score ridicule de Gaston Defferre aux présidentielles de 1969 : il nous suffit de rappeler celui de Lionel Jospin en 2002. Pourtant le PS a toujours pu remonter la pente. Facilement même. D’autant plus facilement que l’extrême gauche n’a pas alors été à la hauteur.
Explorer les possibilités de créer un nouveau parti exige de définir les contours programmatiques ou organisationnels qui pourraient être les siens. C’est ce que la LCR commence à faire. C’est ce à quoi nous invitons notre organisation à participer. Mais un parti se définit aussi et avant tout par sa politique. C’est aussi et d’abord les possibilités d’une politique commune, au moins sur quelques sujets essentiels, que les révolutionnaires doivent explorer. Cette tâche nous est de plus imposée par les échéances immédiates auxquelles, unis ou en ordre dispersé, nous avons de toute manière tous à faire face.
Il y a bien sûr l’échéance du calendrier avec la préparation des élections municipales dans moins de 6 mois maintenant. Elles font l’objet d’une importante préoccupation de la LCR comme de LO, nul besoin de s’en cacher. Il y a sept ans LO et la LCR n’étaient pas parvenues à présenter des listes communes. Les questions de la constitution des listes dès le premier tour, des alliances ou des appels à voter au second avaient constitués des obstacles insurmontables. De toute évidence les positions prises lors des dernières élections par les deux organisations, quoi qu’on ait pu en penser, suggèrent que ces questions ne peuvent plus constituer des points d’achoppements. Et donc qu’il vaudrait mieux aborder dès maintenant le problème de la constitution des listes d’extrême gauche. Ne serait-ce d’ailleurs que pour éviter d’un côté ou de l’autre des dérives non souhaitables sur la droite et, pire, le spectacle ridicule d’une concurrence entre nos deux organisations pour gagner des alliances dans la gauche de la gauche, sans parler (on n’ose l’évoquer) dans la gauche elle-même.
Mais l’échéance majeure (et immédiate) n’est pas électorale. Rarement le monde du travail a eu affaire à une offensive gouvernementale et patronale aussi rude et aussi globale que celle qui bat son plein sous la conduite de Sarkozy et consorts. Rarement donc il y a eu autant besoin d’organiser une riposte globale, de faire de toutes les revendications et de toutes les luttes un seul objectif et une seule lutte. Ce n’est, nul ne s’en étonnera parmi nous, ni la préoccupation de la gauche politique ni celle de la gauche syndicale. L’une et l’autre, plus soucieuses de la fausse contestation dans les institutions ou les négociations avec le patronat que du vrai combat sur le terrain, s’apprêtent à s’accommoder et encourager des luttes dispersées, secteur par secteur, sur des objectifs tout aussi dispersés. Dans ce contexte, il s’agit pour les révolutionnaires à la fois de participer pleinement à toutes les mouvements aussi limités soient-ils et dans le même temps de défendre la perspective du mouvement d’ensemble, donc d’agir aux côtés des forces qui ne veulent pas dépasser ces actions limitées tout en combattant ces limitations et la politique de nos alliés du moment.
La politique de front unique que prône la LCR est sans doute nécessaire, à condition que ce ne soit pas une politique qui aboutisse à mettre les révolutionnaires à la remorque de la gauche comme nous en avons eu l’exemple avec sa participation (heureusement éphémère si nous avons bien compris !) au soi-disant comité national de riposte de la gauche dont le seul résultat a été un appel à une insignifiante journée d’action, alors que la vraie question à l’ordre du jour – celle justement que voulait éviter le PS – était d’organiser la riposte des salariés des régimes spéciaux et l’étendre à tous les autres dont les retraites sont aussi mises en cause ? Front unique peut-être, mais alors à l’envers, et certainement pas dans l’intérêt du monde du travail que nous voulons représenter. Nos deux organisations ont mieux à faire et sans aucun doute le feraient mieux ensemble, si elles convenaient justement d’en discuter systématiquement ensemble.
C’est justement pour aborder l’ensemble de ces problèmes, de l’éventuelle création d’un nouveau parti jusqu’à l’intervention immédiate dans les luttes, que nous préconisons l’instauration de rapports réguliers et systématiques entre la LCR et LO, à tous les niveaux, à commencer par celui des directions. Il est temps que les contacts soient pris, si ce n’est déjà fait. Cela dépend de LO évidemment et c’est pour cela que nous avons proposé à notre organisation de répondre explicitement à l’appel de la LCR, fait jusque-là à la cantonade. Mais cela dépend tout autant de la LCR. Quand une initiative politique est utile et nécessaire ce n’est pas celui qui la prend qui peut y perdre du crédit.
Avec l’espoir de voir concrétiser nos souhaits dès les prochains jours.
Le 04 octobre 2007
La Fraction l’Etincelle de Lutte ouvrière
Déclaration de la Gauche Révolutionnaire
par sancho, le 1 Avril 2008 à 16:49Déclaration de la Gauche révolutionnaire 6 décembre 2007(7) 07-12-2007 La nécessité d’un nouveau parti contre Sarkozy et le capitalisme
Dans la situation actuelle, le manque d’un authentique parti de lutte contre Sarkozy et le capitalisme, aspirant à regrouper les travailleurs, les jeunes, les chômeurs… les plus combatifs se fait cruellement sentir. Le PS a tout moment a passé son temps a rappelé qu’il était d’accord avec les réformes de Sarkozy mais qu’avec lui cela se ferait sans conflits. A aucun moment il n’a pris la défense des grévistes et les dernières propositions du PS sur le pouvoir d’achat ne mentionne même pas une augmentation des salaires ! Quant aux Verts et au PCF, ils n’entendent pas rompre leurs liens avec le PS. Or, le PS a montré une fois de plus que sa préoccupation, c’est de se montrer crédible auprès du patronat et de la bourgeoisie. Le PS a depuis longtemps abandonné toute idée de remplacer le capitalisme par une alternative socialiste. Et à sa suite, le PCF ne sait pus que dire d’autre que de préserver sa gestion municipale plus sociale. On pourrait s’appuyer sur des positions d’élu à condition de garder à l’idée que c’est la lutte des travailleurs qui permettra le renversement du capitalisme, mais cela la direction du PCF l’a abandonné depuis longtemps misant tout sur ses positions institutionnelles.
Dès lors, l‘annonce par la LCR de la nécessité d’un nouveau parti ne pouvait qu’être bien reçue et surtout ouvrir une possibilité de reconstruire un authentique parti défendant les travailleurs. Une campagne de lancement de ce nouveau parti, permettant de construire des comités dans les villes, les quartiers, les entreprises, aurait permis de construire ce parti en construisant les luttes des travailleurs. Mais la LCR a repoussé tout lancement d’un nouveau parti à l’année 2008. des réunions débats ont lieu mais ne servent qu’à débattre... Cette erreur empêche de plus larges couches de travailleurs et de la jeunesse de s’associer réellement dès le départ à une campagne de lancement d’un nouveau parti. Car il nous faut un parti qui soit un instrument pour les jeunes et les travailleurs, les périodes de préparation des luttes sont donc les meilleurs moments pour avancer. Les objectifs de la LCR semblent peu clairs « un nouveau parti anticapitaliste révolutionnaire » ou un « parti pour révolutionner la société », le tout en ne mentionnant l’alternative au capitalisme, le socialisme, qu’au détour d’une phrase ou deux, voilà qui n’indique guère le chemin à suivre.
Pour notre part, nous pensons que cette première erreur est corrigeable. Mais il s’agit de ne pas perdre plus de temps. Une véritable campagne de lancement peut être initiée au plus vite, permettant d’instituer des comités pour un nouveau parti partout ou c’est possible, fédérés et centralisés à l’échelon local, régional et national, permettant à chacun d’y prendre leur place et de discuter ensemble du programme et des objectifs du nouveau parti. La montée de la colère sociale à la rentrée prochaine serait un terrain très favorable pour cela et permettrait d’inclure de plus larges couches dans la construction de ce nouveau parti. Et les prochaines élections municipales n’ont nul besoin d’être complètement intégrées à ce processus, même si elles peuvent être un bon moment pour parler du nouveau parti.
Nous avons dans plusieurs textes, et dans les réunions publiques ou de direction à direction, rappelé notre disponibilité pour construire un nouveau parti des travailleurs et de la jeunesse. Un tel parti pourrait aujourd’hui jouer un rôle central pour redonner à la classe ouvrière son indépendance politique face à des partis qui défendent tous le capitalisme. Un tel parti permettrait de mettre en avant une véritable alternative au capitalisme, le socialisme et ainsi la perspective d’une société libérée de l’exploitation de l’homme par l’homme. Nous allons vers une période d’affrontement massif entre Sarkozy, la bourgeoisie, le gouvernement et les travailleurs, les jeunes, les chômeurs, les retraités, hommes ou femmes, français ou immigrés. Un nouveau parti des travailleurs permettrait de rassembler les éléments les plus combatifs, les plus prêts à construire ce mouvement de masse. Et il serait un atout fondamental pour discuter ensemble d’un véritable programme de défense des travailleurs, qui s’en prenne réellement aux capitalistes et mette en avant une alternative socialiste.
Mais il n’y a pas à attendre pour s’organiser. La Gauche révolutionnaire est ouverte à tous ceux et toutes celles qui veulent lutter contre le capitalisme et contre Sarkozy. Seule une société où l’économie est gérée par les travailleurs eux mêmes, démocratiquement, pour satisfaire les besoins de tous et non les profits d’une poignée, permettra d’en finir avec les problèmes de précarité, d’exclusion, d’exploitation… au moyen de la nationalisation des principaux moyens de production et d’échange sous le contrôle et la gestion démocratique des travailleurs, un tel système, le socialisme, permettra enfin de construire une société où tous pourront vivre correctement et librement.


Haut de page
